Maîtriser le code de la route marocain

Le guide pour comprendre le code de la route marocain. Apprenez les règles, sanctions et panneaux pour conduire en sécurité au Maroc.

Prendre le volant au Maroc, c'est s'ouvrir à des paysages magnifiques et des expériences inoubliables. Mais avant de démarrer, il est crucial de bien avoir en tête les règles qui régissent la circulation. Le code de la route marocain n'est pas juste un recueil de lois ; c'est le langage commun qui assure la sécurité de tous sur la route. Que vous prépariez votre permis, que vous conduisiez depuis des années ou que vous soyez de passage pour explorer le pays, ce guide est là pour vous accompagner.

Pourquoi maîtriser le code de la route marocain est essentiel

Conduire au Maroc, c'est bien plus qu'une simple maîtrise technique du véhicule. C'est une immersion dans un environnement où les règles, bien que souvent universelles, présentent des particularités locales. Ignorer ces spécificités peut non seulement vous coûter cher en amendes, mais surtout, mettre en jeu votre sécurité et celle des autres usagers.

Notre objectif ici n'est pas de vous noyer sous une liste interminable de règles. Nous allons plutôt vous donner les clés pour comprendre pourquoi ces règles existent. L'idée est de faire de chaque trajet, qu'il s'agisse de traverser la ville ou de partir en road trip, une aventure sereine et maîtrisée.

À qui s'adresse ce guide ?

Peu importe votre expérience derrière le volant, vous trouverez ici des informations précieuses.

  • Futurs conducteurs : Considérez ce guide comme votre meilleur allié pour préparer l'examen du permis, avec des explications simples et des cas pratiques.
  • Conducteurs expérimentés : Un petit rafraîchissement ne fait jamais de mal ! Restez à jour sur les dernières réformes pour éviter toute mauvaise surprise.
  • Touristes et visiteurs : Vous comptez louer une voiture pour sillonner le Maroc ? Comprendre les fondamentaux vous permettra de voyager l'esprit tranquille.

Ce que vous allez découvrir

Naviguer sur les routes marocaines en toute confiance, c'est tout à fait possible. Au fil des pages, nous allons décortiquer ensemble les piliers de la conduite au Maroc.

Le but n'est pas seulement de connaître la loi, mais de la comprendre pour anticiper, réagir correctement et contribuer à une route plus sûre pour tous. Chaque règle a une raison d'être, souvent liée à la sécurité collective.

Voici ce que nous allons explorer :

  • Les règles de circulation incontournables, comme les priorités et les limitations de vitesse.
  • La signification des panneaux de signalisation, y compris ceux qui sont spécifiques au Maroc.
  • Le fonctionnement du permis à points et les sanctions encourues en cas d'infraction.
  • Des conseils pratiques pour vous adapter en douceur aux habitudes de conduite locales.

Alors, attachez votre ceinture. Plongeons ensemble dans les spécificités du code de la route marocain pour que votre seule préoccupation soit de profiter du voyage.

Les règles de circulation à connaître absolument

Image

Prendre le volant au Maroc est une aventure, mais pour qu'elle reste un plaisir, il y a quelques règles du jeu incontournables. Pensez-y comme aux fondations d'une maison : sans elles, tout risque de s'effondrer au premier imprévu. Cette partie est votre kit de survie pour anticiper, réagir comme il faut et, surtout, rouler en toute sérénité.

Le code de la route marocain pose des principes clairs, même si, sur le terrain, la pratique peut parfois surprendre. En comprenant la logique derrière chaque règle, vous passerez du statut de simple conducteur à celui d'un acteur avisé de la sécurité routière.

Comprendre les limitations de vitesse

Les limitations de vitesse ne sont pas là pour décorer le paysage. Elles sont dictées par la sécurité et calculées selon le type de route, la visibilité et le temps de réaction nécessaire pour éviter un drame.

Voici les chiffres à graver dans votre mémoire :

  • En agglomération : La vitesse est fixée à 60 km/h. Attention, dans les zones résidentielles, près des écoles ou dans les ruelles, ce chiffre peut descendre à 40 km/h. Gardez l'œil ouvert sur les panneaux.
  • Hors agglomération : Sur les routes nationales et régionales, la limite est de 100 km/h.
  • Sur autoroute : Vous pouvez pousser jusqu'à 120 km/h, la vitesse maximale autorisée dans tout le pays.

Ces chiffres ne sortent pas d'un chapeau. Rouler à 60 km/h en ville plutôt qu'à 80 km/h divise par deux votre distance de freinage. C'est souvent ce qui fait toute la différence. Pour les voyageurs, sachez que ces limites peuvent varier de celles de votre pays. N'hésitez pas à consulter notre guide sur l'utilisation d'un permis de conduire international au Maroc.

Démystifier les règles de priorité

Ah, les intersections et les ronds-points… Souvent perçus comme la jungle urbaine. Pourtant, avec un peu de méthode, les règles sont d'une simplicité enfantine.

Au Maroc, la règle d'or en l'absence de tout panneau ou feu tricolore est la priorité à droite. Concrètement, vous devez laisser passer tout véhicule qui arrive sur votre droite.

Cette règle est quasi universelle, sauf si un panneau vous indique le contraire. Les ronds-points, eux, font figure d'exception. Ici, la priorité est généralement donnée aux véhicules déjà engagés dans l'anneau. Vous devez donc marquer un temps d'arrêt et céder le passage à ceux qui arrivent de votre gauche avant de vous lancer.

Et si une ambulance, la police ou la gendarmerie arrive, sirènes hurlantes ? La question ne se pose même pas : facilitez-leur le passage. Ralentissez, serrez-vous sur la droite et, si besoin, arrêtez-vous complètement. Votre réactivité peut littéralement sauver des vies.

Les distances de sécurité et le stationnement

Le secret d'une conduite zen ? L'anticipation. Garder une bonne distance avec la voiture devant vous vous donne une marge de manœuvre cruciale. Une astuce simple est la "règle des deux secondes" : repérez un arbre ou un panneau, et assurez-vous qu'il s'écoule au moins deux secondes entre le passage du véhicule devant vous et le vôtre.

Le stationnement aussi a ses codes. Un trottoir peint en rouge et blanc signifie arrêt et stationnement interdits. Une bande jaune et noire interdit le stationnement, mais tolère un arrêt rapide. Enfin, une ligne bleue au sol indique généralement un stationnement payant.

Pour finir, un mot sur les feux. C'est du bon sens, mais ça va mieux en le disant : allumez vos feux de croisement dès que la lumière baisse (nuit, pluie, brouillard). Et par pitié, ne laissez jamais vos feux de route allumés face à un autre conducteur ! Ces petits gestes sont la signature d'un conducteur respectueux et intelligent.

Le permis à points et les sanctions : ce qu'il faut savoir

Personne n'aime recevoir une amende. Mais connaître les règles du jeu, et surtout les conséquences si on ne les respecte pas, c'est souvent la meilleure façon de garder son permis intact. Le code de la route marocain fonctionne avec un système de permis à points. L'idée n'est pas de sanctionner pour le plaisir, mais de nous responsabiliser au volant pour rendre les routes plus sûres.

Voyez ça comme un capital confiance : chaque conducteur démarre avec une réserve pleine, qui se vide peu à peu en cas de comportement à risque.

Ce capital est de 30 points pour les conducteurs expérimentés. Pour les jeunes permis, c'est un peu différent : on commence avec 20 points pendant une période probatoire de deux ans. L'objectif est clair : encourager la prudence dès les tout premiers kilomètres.

Une petite erreur, et hop, le solde de points diminue. Mais attention, la perte n'est pas la même pour tout. Elle est directement liée à la gravité de l'infraction. Une simple distraction coûtera bien moins cher qu'une manœuvre qui mettrait en danger la vie d'autrui.

Comprendre la classification des infractions

Pour y voir plus clair, les infractions sont classées par catégories, de la plus légère (3ème classe) à la plus sérieuse (1ère classe), sans oublier les délits, qui sont le niveau le plus grave. Cette classification détermine à la fois le montant de l'amende et le nombre de points qui s'envolent.

  • Infractions de 3ème classe : Ce sont les petites fautes du quotidien. Pensez à un stationnement gênant ou à l'oubli des papiers du véhicule. Pas de retrait de points ici, mais une amende de 300 dirhams.
  • Infractions de 2ème classe : On monte d'un cran. Griller un "Stop" ou franchir une ligne continue, par exemple. La sanction passe à 500 dirhams d'amende, et votre capital de points peut commencer à diminuer.
  • Infractions de 1ère classe : Là, on parle d'infractions jugées sérieuses. Un excès de vitesse entre 20 et 50 km/h, téléphoner au volant, ou ne pas boucler sa ceinture. L'amende grimpe à 700 dirhams et le retrait de points devient conséquent.

Le graphique ci-dessous vous rappelle les limitations de vitesse générales, dont le non-respect est l'une des infractions les plus courantes et les plus coûteuses en points.

Image

Ce visuel est un excellent pense-bête pour garder un œil sur le compteur, conduire prudemment et, bien sûr, conserver vos précieux points.

Pour vous donner une idée plus concrète, voici un tableau récapitulatif des sanctions pour quelques infractions fréquentes.

Exemples d'infractions et sanctions courantes

Type d'infraction Classe Montant de l'amende (en DH) Points retirés
Usage du téléphone au volant 1ère 700 1
Non-port de la ceinture de sécurité 1ère 700 1
Non-respect d'un stop ou d'un feu rouge 1ère 700 4
Excès de vitesse de 20 à 30 km/h 1ère 700 2
Excès de vitesse de 30 à 50 km/h 1ère 700 4
Conduite en sens interdit 1ère 700 4

Ce tableau montre bien que certaines erreurs, même si elles semblent anodines, peuvent rapidement faire fondre votre solde de points.

Les délits routiers et leurs lourdes conséquences

Tout en haut de l'échelle, on ne parle plus d'infractions, mais de délits. Ce sont des actes d'une gravité extrême. On y trouve la conduite avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,2 g/l de sang, le délit de fuite après un accident, ou encore un excès de vitesse de plus de 50 km/h.

Face à un délit, les sanctions sont sans appel : retrait massif de points, suspension voire annulation du permis, amende salée, et même une peine de prison. Le but est de dissuader très fermement les comportements les plus dangereux sur la route.

L'impact de ces comportements n'est pas que personnel, il est aussi collectif. En 2022, les accidents de la route ont coûté au Maroc la somme astronomique de 19,5 milliards de dirhams, soit près de 1,7 % de son PIB. Les premières causes, identifiées par l'Agence Nationale de la Sécurité Routière (NARSA), sont sans surprise la vitesse et le non-respect des règles.

Comment récupérer ses points de permis

Heureusement, une perte de points n'est pas forcément une fatalité. Le système est aussi pensé pour encourager les conducteurs à rectifier le tir.

  • Si vous ne commettez aucune nouvelle infraction pendant un an, vous récupérez automatiquement 4 points.
  • Si vous gardez un dossier vierge pendant trois ans, votre solde remonte directement à 30 points. C'est un retour à la case départ.

Il existe aussi une solution plus proactive : les stages de sensibilisation à la sécurité routière. En suivant l'un de ces stages, vous pouvez récupérer 4 points, une fois par période probatoire. C'est une excellente occasion de rafraîchir ses connaissances et de prendre de bonnes résolutions. Pour aller plus loin, n'hésitez pas à consulter notre guide complet sur la sécurité routière au Maroc.

En fin de compte, le permis à points est bien plus qu'un outil de sanction. C'est un rappel permanent que la conduite est une responsabilité que l'on partage tous, où chaque décision compte pour votre sécurité et celle des autres.

Apprendre à lire la signalisation routière marocaine

Image

Aborder la signalisation routière au Maroc, c'est un peu comme apprendre les bases d'un nouveau langage. Chaque panneau, chaque ligne au sol vous transmet une information cruciale. Le code de la route marocain utilise ce langage visuel universel pour garantir la sécurité de tous, mais il a ses propres subtilités, ses "dialectes" locaux qu'il vaut mieux connaître.

Plutôt que d'essayer de mémoriser des centaines de panneaux un par un, l'astuce est de comprendre leur grammaire. La forme, la couleur et le symbole s'assemblent pour former une phrase simple et immédiate. Une fois cette logique acquise, déchiffrer la route devient un véritable réflexe.

Le langage des formes et des couleurs

La toute première chose à regarder, c'est la forme du panneau. Elle vous donne une idée instantanée du type de message, bien avant que vous ne puissiez lire le symbole à l'intérieur.

  • Le triangle : C'est le signal universel du danger. Pointe vers le haut, il vous prévient d'un risque à venir : un virage serré, une pente abrupte, une intersection hasardeuse, ou même la traversée d'animaux. Il vous crie littéralement de ralentir et d'être plus vigilant.

  • Le cercle : Il annonce une obligation ou une interdiction. Un cercle bordé de rouge ? C'est une interdiction formelle (limitation de vitesse, sens interdit). Un cercle sur fond bleu ? C'est une obligation à suivre (direction obligatoire, piste pour cyclistes).

  • Le carré ou le rectangle : Ces formes sont là pour vous informer, pas pour vous contraindre. Elles vous guident en vous donnant des indications pratiques : l'entrée d'une ville, la présence d'un parking, d'un hôpital ou d'une aire de repos.

La couleur vient ensuite renforcer ce message. Le rouge est quasiment toujours synonyme d'interdiction ou de danger imminent. Le bleu, lui, est la couleur de l'obligation et de l'indication. Enfin, le jaune est souvent réservé à la signalisation temporaire, typiquement pour des zones de travaux.

Les panneaux spécifiques à connaître au Maroc

Même si la plupart des panneaux sont internationaux, le Maroc a quelques signalisations bien à lui, pensées pour sa géographie et sa culture. Les connaître est essentiel pour conduire l'esprit tranquille, surtout dès que l'on quitte les grands axes.

  • Panneaux d'animaux : Oubliez le classique cerf. Au Maroc, vous croiserez surtout des panneaux vous avertissant de la traversée de dromadaires, en particulier dans les régions du sud. Croyez-moi, ignorer cet avertissement peut avoir des conséquences sérieuses.

  • Indications géographiques : Les panneaux d'indication peuvent vous signaler des trésors locaux comme les Kasbahs ou les Ksour (villages fortifiés). Par exemple, sur la route P1506 près d'Aït Ben Haddou, ces panneaux sont vos meilleurs guides vers des sites historiques incroyables.

  • Avertissements de conditions routières : En montagne, comme dans l'Atlas, attendez-vous à des panneaux signalant des risques de chutes de pierres. Dans le sud, ce sont les risques d'ensablement de la route qui seront indiqués.

Comprendre ces panneaux locaux, ce n'est pas juste pour le folklore. C'est une question de sécurité et d'anticipation. Un panneau signalant un risque d'ensablement, c'est un conseil précieux pour adapter sa vitesse et sa trajectoire afin de ne pas se retrouver immobilisé.

Décrypter le marquage au sol

Le dialogue avec la route ne se limite pas aux panneaux verticaux. Le marquage au sol est tout aussi fondamental pour comprendre où vous avez le droit d'aller. C'est votre fil d'Ariane sur l'asphalte.

Une ligne continue est un mur invisible mais bien réel. La franchir ou même la chevaucher est une infraction grave, tout simplement parce qu'elle est placée là où la visibilité est trop faible pour dépasser en toute sécurité.

À l'inverse, une ligne discontinue est une invitation. Elle vous autorise à dépasser, à condition bien sûr que la voie soit libre. Observez bien l'espacement des traits : plus ils se rapprochent, plus la permission de doubler est sur le point de se terminer.

Enfin, il y a les zébras, ces zones hachurées au sol. Considérez-les comme un no man's land. Il est formellement interdit d'y circuler ou de s'y arrêter. Ils servent à séparer les flux de circulation ou à marquer une zone particulièrement dangereuse. Les ignorer, c'est prendre un risque stupide pour vous et pour les autres.

Maîtriser ce langage visuel complet du code de la route marocain est le fondement d'une conduite sûre et sereine.

Comprendre les réformes clés du code de la route

Le code de la route marocain que nous utilisons aujourd'hui n'est pas sorti de nulle part. C'est le fruit d'une longue histoire, modelée par les transformations sociales, économiques et technologiques du Maroc. Plonger dans ce passé, c’est tout simplement mieux comprendre la logique des règles actuelles et voir à quel point la sécurité est devenue une priorité nationale.

Pendant des décennies, la loi a dû courir après une réalité qui s'imposait à tous : de plus en plus de voitures sur les routes. Forcément, cette croissance a entraîné une flambée des accidents, obligeant les autorités à réagir et à changer complètement leur fusil d'épaule en matière de sécurité routière.

L'impact de la croissance du parc automobile

L'histoire du code de la route et celle de l'automobile au Maroc sont inséparables. Face à un trafic qui devenait de plus en plus dense, les anciennes règles du jeu se sont vite révélées dépassées, incapables de gérer le ballet complexe des voitures, camions, deux-roues et piétons.

Dès les années 1960, le Maroc a commencé à compiler des statistiques sur les accidents, créant une mine d'informations pour orienter les décisions. Pour vous donner une idée, fin 2009, on comptait déjà environ 2,4 millions de véhicules dans le pays. Cette véritable explosion a rendu évidente l'urgence de moderniser les routes et de muscler la loi pour freiner les drames humains et les pertes économiques. Si ce contexte historique vous intéresse, des analyses détaillées sur le développement routier au Maroc sont disponibles.

La naissance d'une stratégie nationale

C'est dans cette ambiance un peu chaotique qu'est née, en 2004, la toute première Stratégie Nationale de Sécurité Routière. Un vrai tournant. On est passé d'une approche où l'on se contentait de punir à une vision bien plus large, axée sur la prévention.

Cette stratégie a jeté les bases de la grande réforme du code de la route marocain, avec des objectifs très clairs : faire baisser le nombre de morts sur les routes. Pour y arriver, elle s'est appuyée sur plusieurs piliers :

  • Améliorer les infrastructures : Le développement du réseau autoroutier, avec déjà plus de 1000 km en service en 2010, a été un élément clé.
  • Miser sur la sensibilisation : De grandes campagnes de communication ont été lancées pour faire évoluer les mentalités au volant.
  • Moderniser la loi : C'est ce qui a mené au code que l'on connaît, avec l'arrivée du permis à points et des sanctions bien plus lourdes.

Le rôle de la NARSA et les défis qui demeurent

Aujourd'hui, c'est l'Agence Nationale de la Sécurité Routière (NARSA) qui est aux commandes. Elle est un peu le chef d'orchestre de la prévention, de l'éducation et du contrôle, analysant sans cesse les chiffres pour trouver des solutions.

La création de la NARSA a officialisé l'effort national pour la sécurité routière. Son rôle, ce n'est pas juste de distribuer des amendes. C'est surtout d'éduquer et de coordonner les actions de tout le monde, de la police aux associations.

Malgré de vrais progrès, le chemin est encore long. Les comportements dangereux, comme les excès de vitesse ou le téléphone au volant, ont la vie dure. La culture de la sécurité doit encore s'ancrer dans les habitudes de chaque conducteur. Pour un voyageur ou un résident, comprendre cette dynamique est aussi important que de connaître les tarifs de location de voiture au Maroc, car cela façonne tout l'environnement dans lequel vous allez conduire. Le combat pour des routes plus sûres est un marathon, pas un sprint, et chacun a un rôle à y jouer.

Conseils pratiques pour une conduite sereine au Maroc

Image

Connaître le code de la route marocain sur le papier, c'est bien. Le vivre sur le terrain, c’est une tout autre aventure ! Conduire au Maroc est une expérience immersive, qui demande une bonne dose d’adaptation aux habitudes locales et aux réalités du réseau routier.

Au-delà des règles strictes, une conduite apaisée repose sur trois piliers : l'observation, l'anticipation et une certaine souplesse. Voici quelques conseils nés de l'expérience, pour vous fondre dans le trafic et faire de chaque trajet un moment agréable, que ce soit au cœur d’une ville trépidante ou sur les routes spectaculaires de l'arrière-pays.

Naviguer dans les villes marocaines

Prendre le volant dans une grande ville comme Casablanca ou Marrakech peut être… intense. Le trafic y est souvent dense et le rythme, pour le moins dynamique. Votre meilleur atout pour rester zen ? L'anticipation. Ne vous contentez pas de fixer le véhicule devant vous ; portez votre regard le plus loin possible pour prévoir les freinages et les changements de voie.

La circulation peut sembler chaotique au premier abord, mais elle obéit à une logique de flux constant. Essayez de vous y insérer avec fluidité plutôt que de forcer le passage. Le klaxon est un compagnon de route fréquent, mais il sert plus à signaler sa présence qu'à exprimer de l'agressivité. Un bref coup de klaxon en abordant une intersection sans visibilité est une pratique tout à fait normale.

Enfin, redoublez de vigilance avec les deux-roues qui se faufilent partout et les piétons qui peuvent traverser en dehors des passages cloutés.

S'aventurer sur les routes de campagne et de montagne

Quitter l'agitation des villes pour les paysages ruraux ou montagneux est une expérience inoubliable. Les conditions de conduite, elles, changent radicalement. Attendez-vous à des routes plus étroites et sinueuses, notamment dans les majestueuses régions de l'Atlas.

La prudence est votre meilleure alliée. Le conseil est simple : levez le pied dans les virages, même en l'absence de panneau de limitation. Méfiez-vous des surprises : un animal qui traverse, un véhicule agricole lent ou même un petit éboulement sont des scénarios à garder en tête.

Sur des routes de montagne comme la P1506 près de Telouet, le décor est à couper le souffle, mais il exige une concentration absolue. N'hésitez pas à utiliser votre klaxon avant un virage en aveugle pour signaler votre présence. C'est une courtoisie qui peut éviter bien des frayeurs.

Les chiffres officiels de la DGSN pour 2023 le confirment : avec 374 446 procès-verbaux d'infractions dressés (+1 % par rapport à 2022), la vigilance est de mise partout. Ces statistiques, que vous pouvez consulter en détail ici, rappellent l'importance du respect des règles pour la sécurité de tous.

Vérifications du véhicule et équipements obligatoires

Avant de vous lancer, surtout pour un long trajet, quelques vérifications de base sont un réflexe qui peut vous épargner bien des soucis.

  • Pression des pneus : Est-elle conforme aux recommandations du constructeur ? Des pneus mal gonflés usent plus vite, augmentent la consommation et le risque d’éclatement.
  • Niveaux des liquides : Un coup d'œil rapide sur l'huile moteur, le liquide de refroidissement et le liquide lave-glace.
  • Fonctionnement des feux : Phares, clignotants, feux-stops… tout doit fonctionner parfaitement.

Le code de la route marocain exige aussi d'avoir certains équipements de sécurité à bord. Leur absence peut vous valoir une amende lors d'un contrôle.

Les indispensables à avoir dans votre voiture :

  1. Un gilet de sécurité réfléchissant : À garder dans l'habitacle, pas dans le coffre ! Vous devez pouvoir l'enfiler avant de sortir du véhicule en cas d'urgence.
  2. Un triangle de pré-signalisation : À placer au moins 30 mètres en amont de votre voiture si vous êtes immobilisé.
  3. Une roue de secours : En bon état, évidemment, et avec tout le nécessaire pour la changer (cric et clé).
  4. Une trousse de premiers secours : Même si elle n'est pas strictement obligatoire partout, elle est plus que recommandée.

Ces gestes et équipements ne sont pas des contraintes. Ce sont vos meilleurs alliés pour votre sécurité et celle des autres. En les adoptant, vous vous assurez une conduite bien plus sereine pour profiter pleinement des merveilles que les routes du Maroc ont à offrir.

Quelques questions fréquentes sur la conduite au Maroc

Pour boucler la boucle, penchons-nous sur quelques interrogations qui reviennent souvent chez les conducteurs, qu'ils soient Marocains ou de passage. Avoir les idées claires sur ces points est la clé pour prendre le volant en toute sérénité et éviter les mauvaises surprises.

Se familiariser avec de nouvelles règles, ou même juste vouloir rafraîchir ses connaissances, soulève toujours des questions très pratiques. Nous avons rassemblé les plus courantes pour vous donner des réponses directes et fiables.

Est-ce que je peux conduire au Maroc avec mon permis étranger ?

Oui, c’est tout à fait possible, mais sous certaines conditions. Si vous êtes touriste, votre permis de conduire national en cours de validité vous autorise à circuler pendant un an maximum à compter de votre entrée sur le territoire. C'est vraiment pratique pour les séjours de courte ou moyenne durée.

Attention toutefois : si votre permis n'est ni en arabe, ni en français, il est plus que conseillé de vous procurer un permis de conduire international pour l'accompagner. Pour les étrangers qui décident de s'installer au Maroc, la donne change : après un an de résidence, il devient obligatoire d'échanger son permis d'origine contre un permis marocain.

Quelle est la limite d'alcool autorisée au volant ?

Soyons clairs : le Maroc est extrêmement strict sur ce point. La politique est celle de la quasi-tolérance zéro. Le taux d'alcoolémie légal est fixé à seulement 0,2 gramme par litre de sang, un seuil très bas qui peut être atteint avec un seul verre.

Conduire en état d'ivresse n'est pas une simple infraction, c'est un délit grave. Les sanctions sont à la hauteur : une amende salée, un retrait de 6 points, la suspension du permis, et même une peine de prison. Le meilleur conseil est aussi le plus simple : si on boit, on ne conduit pas.

Comment bien réagir en cas d'accident ?

Tout dépend de la gravité de l'accident. S'il n'y a que de la tôle froissée, la priorité est de sécuriser la zone pour éviter un autre accident. Mettez votre gilet, placez votre triangle. Ensuite, remplissez un constat amiable avec l'autre conducteur. Si le ton monte ou que vous n'arrivez pas à vous entendre, le mieux est de contacter la police (le 19) ou la gendarmerie royale (le 177).

En revanche, s'il y a des blessés, votre priorité absolue change.

  • Sécurisez d'abord les lieux.
  • Appelez immédiatement les secours : le SAMU (15) et les autorités (police ou gendarmerie).
  • Ne déplacez jamais un blessé, sauf en cas de danger imminent et absolu (un début d'incendie, par exemple).

L'usage du téléphone au volant est-il puni ?

Absolument, et l'application de la loi est de plus en plus stricte. Tenir son téléphone en main en conduisant est une infraction de première classe, sanctionnée par une amende et le retrait d'un point sur votre permis.

La seule façon de téléphoner légalement est d'utiliser un kit mains-libres ou le système Bluetooth intégré à votre voiture, qui vous permet de garder les deux mains sur le volant et les yeux sur la route.


Pour un voyage sans accroc sur les routes marocaines, partir avec un véhicule fiable et bien entretenu est la base. Chez HURENTO, nous mettons à votre disposition une vaste gamme de voitures adaptées à tous les projets. Réservez la vôtre en quelques clics et partez à la découverte du Maroc l'esprit léger. Rendez-vous sur notre site https://hurento.ma.

Partagez l'article :